Expositions, piscine, festivals… Quand culture et détente deviennent encore plus accessibles

L’été approche et l’on est plus que jamais pris d’envies de sorties !
Mais une fois sur place, qu’en est-il de l’accessibilité ? Indéniablement, elle est largement prise en considération par les organisateurs et responsables de la métropole rennaise. Tour d’horizon.

 

Pour commencer, pourquoi ne pas se rendre à l’exposition Pinault ?

 

Besoin de se repérer ? Pour faciliter l’accès au Couvent des Jacobins, deux nouvelles bornes ont été installées, l’une place St-Anne, l’autre rue d’échange. Elles informent par message sonore les personnes déficientes visuelles (dotées
d’un appareillage spécifique) de la proximité du site. « Une fois entrées dans l’établissement, une signalétique a été pensée pour elles, précise Patrice Garel, Directeur d’exploitation du bâtiment. Nous avons été très attentifs aux contrastes des couleurs et au rendu des informations très visibles sur nos écrans. » Le site s’est aussi doté de bandes de guidage au sol qui conduisent à la borne d’accueil. « Là où nous sommes allés beaucoup plus loin que la réglementation ne nous y oblige, c’est dans l’attention portée à la lumière avec une grande vigilance. 95% de notre éclairage est par led ! Ce qui assure une grande homogénéité d’éclairage dans les salles et une fluidité dans les déplacements : il n’y a pas de zone d’ombre. »
En conclusion, la li-si-bi-li-té et la clarté sont les deux défis auxquels le Couvent des Jacobins s’est attelé. L’exposition Pinault, au niveau zéro, est ainsi enrichie d’un « guidage expo » avec descriptif audio et des cartels très… lisibles.

Et si on allait se baigner en extérieur ?

Direction le bassin nordique inauguré fin avril à Bréquigny. Long de 50 m avec 10 lignes, il a de quoi séduire, quel que soit son type de handicap : « des bandes sonores aident ainsi les personnes malentendantes à se diriger de l’intérieur de la piscine vers le bassin nordique », explique Yvon Liezard, conseiller municipal délégué au sport à la Ville de Rennes.
« Elles sont guidées par le son. Les personnes à mobilité réduite peuvent aussi profiter de la zone végétalisée avec rampe d’accès et pique-niquer aux deux tables (hauteurs revues spécialement pour les personnes en fauteuil.) » On comprend ainsi que ce nouveau bassin a permis de repenser globalement l’accueil de toutes les personnes à mobilité réduite : la borne d’accueil a été surbaissée, des ascenseurs permettent désormais d’accéder aux différents niveaux (dont les vestiaires avec 12 cabines dédiées…), la signalétique rend plus accessible la circulation et le contraste des couleurs a été pensé en direction des personnes déficientes visuelles. Sans oublier 20 places adaptées dans les tribunes. « Mais surtout, insiste Yvon Liezard, nous avons voulu que les personnes en situation de handicap puissent accéder aux bains ! Nous avons donc acquis deux fauteuils pour adultes et deux autres pour enfants et tout le matériel nécessaire pour aider à faire leur transfert dans l’eau. »

Poursuivons en plein air…

A Corps-Nuds, Les Jardins de Rocambole (6 000 m²) proposent formations et ateliers pédagogiques. « Tout d’abord, explique Christine Bannier, nous avons un chemin dédié qui les mènent à la salle d’accueil. Ensuite, le jardin est en grande partie accessible pour les personnes en fauteuils via nos allées engazonnées. Nous avons réalisé un plan à leur attention et nous les guidons volontiers. » Quant aux ateliers de jardinage, « ils sont également proposés aux personnes à mobilité réduite au moins pour la partie théorique ».

 

Et côté Festivals ?

Les Tombées de la Nuit

Responsable des relations au public pour le compte du festival Les Tombées de la Nuit (du 4 au 8 Juillet), Marion Poupineau est très claire quand on lui pose la question : « nous y avons porté attention très tôt et nous sommes plutôt reconnus des acteurs culturels rennais comme « de bons élèves » sur la question. En fait, il faut aborder ce sujet sous différents aspects. Nous travaillons dans des espaces publics, souvent non adaptés et variables. »
Dès lors les organisateurs fonctionnent au cas par cas : des repérages en extérieur seront ainsi réalisés avec les artistes et les techniciens « en vue de voir ce qui peut être mis ou pas en accessibilité. Il ne s’agit pas de faire venir des personnes en fauteuils si cela reste compliqué en déambulation. »
Cette attention touche bien tous les types de handicap. « Avec une comédienne mal-entendante, illustre Marion, nous repérons certains spectacles sur lesquels elle va proposer des vidéos en langue des signes par exemple et sur lesquels nous allons communiquer. » La réflexion peut même aller plus loin ! L’an passé, le traducteur en langue des signes d’un spectacle de danse (avec texte) fut ainsi directement intégré dans la scénographie.

Quartiers d’Eté

« Nous devons être accessibles à tous ! » enchaîne de son côté Aurélie Macé, coordinatrice du festival Quartiers d’été
(18 et 19 juillet). Festival gratuit, voulu pour et organisé par les jeunes, « quels que soient la situation de chacun et le cas échéant son type de handicap », ce rendez-vous estival se tient chaque année Parc des Gayeulles.
Au-delà de l’accueil toujours amélioré (accès, signalétique, communication ciblée, travail en relation avec des associations…), d’opérations ciblées (SOS Handicap est venu sensibiliser les jeunes en 2017), les organisateurs savent qu’ils peuvent compter sur des extensions d’horaires du réseau STAR « jusqu’à la fin des concerts, se réjouit Aurélie. Nous avons bien sûr mis en place une rampe pour les personnes en fauteuil mais nous avons vite compris qu’ils attendent aussi d’autres propositions avec le bar, les tables, les toilettes sèches également accessibles. » Cette attention profite aussi à…la scène, accessibles aux artistes en situation de handicap ! On ne peut que s’en réjouir et souligner dans le même temps que les modes de transport – bus et métro – contribuent largement à cette qualité de vie, favorisant les déplacements du plus grand nombre. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’en mars dernier, avec l’événement InOut, Rennes était la capitale et le laboratoire « à ciel ouvert » des… mobilités avec 900 professionnels du numérique et des mobilités réunis au Couvent des Jacobins, et près de 20 000 participants dans toute la ville !

On peut donc en juger : Rennes bouge et le réseau STAR et le service HANDISTAR ont à cœur chaque jour de toujours mieux transporter (tous) les usagers, en les rapprochant notamment de sites et événements culturels.

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